Les jardins partagés prennent leurs couleurs d’automne

En ce début septembre, il est temps de tirer un premier bilan de la saison estivale 2026 qui fut globalement très positive malgré son lot d’aléas climatiques devenus malheureusement habituels.

Il faut donc désormais apprendre à jongler avec, limiter les risques de dégâts, réparer ce qui peut l’être et accepter les pertes éventuelles sans se décourager.

Cette année fut marquée par un très beau début de saison en mars dû à l’implication de 5 familles résidentes du PRAHDA et d’une habitante d’Aurignac, ainsi que par des conditions climatiques favorables à l’implantation de légumes dès le printemps : oignons doux et de garde, radis ou encore salades.

Fin avril fut consacré à l’attribution des parcelles individuelles et aux plantations des légumes d’été : tomates, poivrons, courgettes, aubergines, piments doux et forts et même quelques pieds de maïs doux. Grâce à la participation assidue de tous et aux bons soins prodigués (apports de fumier décomposé et couverture du sol avec du vieux foin, le tout donné par les paysans du coin), les jardins ont été magnifiques et très productifs, notamment en aubergines, poivrons, piments et courgettes. Finalement, les tomates ont été les plus sensibles à la canicule qui a pour effet de stopper leur développement et leur maturation.

Parmi les innovations positives de l’année, à la demande des jardiniers, nous avons expérimenté plusieurs choses : la plantation de gombos dans la cour du PRAHDA, le semis puis le repiquage de pieds de pastèques rouges (Sandia pour les Colombiens qui en sont très friands !), enfin, le développement des cultures communes à partager qui a très bien fonctionné pour les salades, oignons et radis. Ceci nous a d’ailleurs permis d’en offrir une botte à notre présidente de Région, Carole Delga, lors de sa visite à Alter’Ego, courant mai !

L’optimisme béat n’étant pas de mise, on ne saurait tirer un juste bilan sans évoquer les mésaventures de l’année.

D’une part, la visite du sieur chevreuil, friand de boutons de poivrons et de piments. Après s’être copieusement gavé, celui-ci aimait se gratter « l’entre-bois » contre les pieds de tomates environnants. Double dégât donc mais heureusement non irrémédiable. L’accrochage de moults rubans de rubalise suffit à le dissuader de recommencer, qu’on se le dise !

D’autre part, le passage annuel de la grêle qui, début mai, avait miraculeusement épargné nos légumes d’été tout juste implantés fin avril. Ce n’était que pour mieux tout faucher lors de son deuxième passage courant août, hachant menu nos cucurbitacées en pleine végétation et couchant plusieurs pieds de tomates en pleine production.

Haut les cœurs, passé le petit coup de découragement, puisque c’est ainsi, nous passerons sans transition aux légumes d’automne et d’hiver : les poireaux sont en place depuis juillet, les semis de navets et épinards ont été faits suite à l’orage dévastateur du 20 août.

A la fin de l’automne, les jardins seront mis au repos pour l’hiver, puis il faudra à nouveau reconstituer une équipe parmi les familles nouvellement arrivées en espérant qu’à leur tour, elles se découvrent une fibre de jardinier.

Et pour finir, un grand merci à tous celles et ceux qui font que ces jardins vivent et se développent un peu plus chaque année grâce aux résidents jardiniers, aux personnes aidantes, Marielle et Françoise, à la mairie et ses services techniques qui nous approvisionnent en eau pendant l’été, aux paysans voisins, Fanny et Damien pour l’apport de fumier, Romain pour le vieux foin, à Nathan notre brasseur local qui met gracieusement son terrain à notre disposition.

Le grand plongeon

Plus qu’une habitude, mieux qu’une tradition, la journée baignade est devenue un incontournable des étés d’Alter’Ego.

Après les plages de Méditerranée, le lac de la Gimone, c’est cette année au Carla Bayle que nous avons décidé de nous poser.

Retour sur la belle journée du 4 août. 

A l’arrivée au Carla Bayle, la chaleur est telle (et oui, on n’échappe pas à la canicule !) que nous renonçons à faire la visite du village, pourtant initialement prévue au programme.

« Nous » ce sont 24 personnes, petites et grandes, munies chacune d’un pique-nique et d’une tenue de bain, arrivées par le bus de 9h30 au départ d’Aurignac.

Mais il faut marcher un peu quand même, car le bus, trop grand, ne peut accéder au parking de la plage.

Nous voilà donc partis pour 15 min de descente à pied sur la petite route et le chemin qui mènent au lac. Sur le trajet, quelques mûres sont à portée de main pour nous requinquer. Les plus gourmand.e.s en font même des provisions.

C’est à l’ombre d’un majestueux saule pleureur que le groupe s’installe pour découvrir le site et partager les pique-niques.

Puis chacun profite à sa guise : pâté de sable pour les tout-petits, escalade, ping-pong, lecture, jeux de société, balade sur les rives du lac, farniente … et BAIGNADE  bien sûr !

Miezi se lance courageusement dans l’apprentissage de la brasse pendant que Nia, Ajana et Valérie traversent le lac. On s’éclabousse, on rit et surtout… ON SAUTE… on re-saute et on re-re-saute dans l’eau du haut du grand plongeoir !!!

On y resterait bien jusqu’au bout de la journée, mais l’heure avance et il faut déjà rassembler nos affaires.

Après tous ces exploits, il reste tout juste assez d’énergie pour remonter ; les plus petits se font porter. Heureusement, il reste encore quelques mûres sur le chemin, à manger vite avant de reprendre le bus !

Bonjour l’été

Chaque début d’été, nous nous retrouvons pour un pique-nique partagé. Pour célébrer la fin de l’année scolaire. Le début de l’été et de la saison culturelle au village. Partager de bons petits plats. Fêter l’obtention de papiers pour les plus chanceux. Rire et sourire, se prélasser, jouer, bavarder… simplement passer un bon moment ensemble.

Plusieurs pique-nique derrière nous, mais le tout premier en soirée, de toute évidence pour fuir les grosses chaleurs, même si le site est ombragé  : mais en voilà une bonne idée que nous n’avons pas regrettée ;=))

Cette année, donc, plus précisément le dimanche 4 juillet, nous ne nous sommes pas donné rendez-vous en fin de matinée, mais à 17h30. Bon, dire que cela n’a pas dérouté les familles qui avaient participé au pique-nique de l’an dernier serait mensonger. Toutefois, au bout du bout, une bonne trentaine de participants, âgés de quelques mois à quelques décennies (chut, on taira les noms !), ont pris part au cortège de voitures lancé en direction du lac de Latoue.

Le site, comme dit plus haut, est ombragé, spacieux, équipé de tables, bancs et sanitaires, de jeux pour enfants et même d’un city stade. Formule all inclusive, en quelque sorte !

Ce fut aussi un plaisir, pour les résidents du PRAHDA et les bénévoles d’Alter’Ego, de retrouver Miezi et ses 4 enfants, qui, ayant obtenu l’asile, ont déménagé tout récemment à Cazères. Ils sont venus partager un moment avec leurs ancien(ne)s voisines et voisins, dans le désordre et en oubliant plein d’entre eux : Alassane, Fatoumata, Yolanda, Ricardo, Burul, Bakyt, mais aussi Nona, Ali, Arbnore, Ardjan, Marsela, Erald, Medina, Elion, Sherina et même le petit Aaron.

Valérie, qui a récemment rejoint l’association, a proposé une respiration danse et voix qui a comblé la quinzaine de participants (car oui, avouons-le, plusieurs d’entre nous ont préféré le confort de leur couverture au sol à la position verticale dynamique…) et ajouté de la joie et de la bonne humeur à cette soirée conviviale.

Vers 21h30, petits et grands ont repris le chemin d’Aurignac, même pas en retard pour le match France-Paraguay (pas vrai, Pascal ?). Et en plus, la France a gagné ;=)

Une belle journée de partage sur le thème de la pêche

Le 14 juin a eu lieu la 2ème édition de la sortie Pêche organisée à la demande des résidents jardiniers du PRAHDA dans le cadre de l’atelier « Jardins partagés ».

Cette année, ce sont 5 familles, avec femmes et enfants, qui se sont essayées à la pêche à la ligne dans un lac privé gentiment prêté par un  agriculteur de Cassagnabère-Tournas.

6 lignes avaient été préparées par notre « animateur Pêche » attitré, Manu, mais il fut tout aussi débordé que la dernière fois face à l’affluence des demandes des apprentis pêcheurs !

Il n’empêche, ce ne sont pas moins de 27 petits gardons et perches que femmes, hommes et enfants ont réussi à attraper.

14 nous partîmes, mais 19 nous étions à l’heure du repas pour entonner « Joyeux anniversaire Shamil » dans toutes les langues ! Puis ce fut le temps de la danse à l’heure du café, grâce à la musique apportée par les familles guinéennes.

L’après-midi, les plus acharnés continuèrent de pêcher pendant que certains se baignaient et d’autres « siestaient » à l’ombre des arbres.

De retour au PRAHDA, pour clôturer en beauté cette journée, tout le monde s’est retrouvé à 19h30 pour déguster ensemble les petits poissons passés entre temps à la friture, ainsi que le gâteau d’anniversaire pour Shamil.