Alter’Ego – Pour qui ?

Intérêt du projet pour le territoire

Les bénéficiaires directs du projet sont :
– les 15 familles (ou 59 personnes) demandeuses d’asile accueillies au PRAHDA,
– les 100 sympathisants (dont 50 adhérents à date) qui se sont impliqués au sein des commissions thématiques d’Alter’Ego,
– ainsi que les 1 200 habitants d’Aurignac qui participeront aux activités proposées, fréquenteront la “donnerie” et/ou de L’Abri et bénéficieront plus largement des retombées du projet.

Aurignac est un bourg rural de 1 200 habitants. Il constitue le bourg de référence pour près d’une quinzaine de villages (100 à 200 habitants) situés alentour. S’y trouvent en effet la quasi-totalité des services (écoles primaire et maternelle, collège, poste, impôts, gendarmerie, pompiers…) et des commerces de base desservant la population de ces petits villages.
L’arrivée soudaine d’une soixantaine de demandeurs d’asile constitue un fait marquant dans la vie d’Aurignac, village peu exposé à la diversité culturelle de par sa ruralité et son enclavement.
En décidant de soutenir et d’accompagner ce processus, Alter’Ego vise à ce que la présence des familles migrantes soit vécue par la majorité des habitants non comme une contrainte, mais comme l’opportunité d’aller à la rencontre de l’autre et de sa singularité, et réciproquement.
En outre, depuis la fermeture de la seule association à vocation sociale en 2015-2016, plus aucun espace n’existe à Aurignac pour accueillir les personnes isolées et/ou en difficulté et pour créer du lien entre les habitants.
Le projet d’Alter’Ego, en répondant à ce double enjeu, contribuera à renforcer le dynamisme de la vie locale, tant d’un point de vue social que culturel. En favorisant des espaces de convivialité et de solidarité dans une petite commune rurale, il participe au développement social du territoire concerné.

Notre approche

L’ouverture du PRAHDA a suscité, au-delà d’un mouvement de solidarité, des questionnements voire de la méfiance de la part d’une partie de la population d’Aurignac. Alter’Ego s’est fixé comme objectif de transformer ce qui pouvait être vécu par certains comme une contrainte potentielle en une opportunité.

Dès les premières rencontres, Alter’Ego a porté une attention toute particulière au fait d’associer le plus grand nombre de personnes à la définition du projet associatif et à sa démarche afin d’éviter tout clivage et de dégager un consensus autour duquel il était possible de mobiliser des énergies et des compétences aussi diverses que possible.

Cela s’est traduit par la volonté de mettre en place des activités et des services qui répondent non seulement aux besoins spécifiques des familles migrantes, mais également à ceux des Aurignacais-es, en particulier les personnes isolées et/ou en difficulté.

En développant ces activités communes et créant des espaces d’échange, Alter’Ego favorise la mixité sociale et culturelle, ce qui doit permettre, à terme, d’atténuer la méfiance et de faire de ces rencontres une expérience positive.