Ça se passe comme ça le vendredi

Installés à petits pas depuis la rentrée de septembre, les Papotis du vendredi sont devenus peu à peu un rendez-vous régulier de l’Abri.

Ce qu’on y fait ? Et bien, comme leur nom le suggère… on cause, bien sûr !

Mais pas que. On vous raconte :

Autour d’un noyau de personnes originaires des quatre coins de la planète, l’idée première de ces ateliers de conversation était d’aborder des thèmes de société pour comparer les habitudes de vie.

Au fil des séances, on a déjà pu parler des couples et du mariage, des sports populaires et des jeux d’enfance, de l’arrivée en France (premières impressions), des dictons et expressions populaires, de l’école et des systèmes scolaires. En français (ou en gestes quand les mots manquent), chacun s’exprime et raconte son expérience. C’est riche, drôle, passionnant, émouvant parfois.

Ceux qui apprennent le plus dans ces moments ne sont pas ceux qu’on croit : saviez-vous que les osselets et les billes sont des jeux pratiqués sur les cinq continents ? Qu’au Kirghizistan le maniement des armes est enseigné à l’école dès l’âge de 12 ans ?

Les conversations sont ouvertes à tous et il n’est pas rare que des personnes venues chercher des vêtements dans la partie Donnerie rejoignent le groupe pour apporter leur témoignage ou leur point de vue.

Pendant les ateliers émergent aussi des envies.

Ainsi, après la discussion sur les jeux populaires, le vendredi suivant a été consacré à des parties d’osselets (et de bons fous rires), chacun tentant d’expliquer les règles du jeu dans son pays. Quelques jours plus tard, on organisait une partie de pétanque sur le terrain communal d’Aurignac. Il y a eu aussi une séance d’origami.

Puis, est-ce l’arrivée du froid, le besoin d’occuper ses mains ? Avec l’hiver a surgi une irrépressible envie d’apprendre le tricot ! Ça tombe bien, il y a quelques expertes parmi les bénévoles d’Alter’Ego, et La Cafetière peut nous fournir un stock de laine et d’aiguilles.

Sous la houlette de Marie et Julie, depuis décembre, nous voilà donc lancés dans l’apprentissage des points de base et la confection d’un ouvrage collectif : une couverture pour le tout nouveau canapé de l’Abri.

Mais soyez rassurés, à part pour les toutes premières séances où la concentration et l’application avaient rendu tout le monde muet, les tricotis n’empêchent en rien les papotis. On ajoute même parfois des grignotis ;=)

Alors, si vous passez devant l’Abri un vendredi après-midi, n’hésitez pas à pousser la porte, juste pour voir ou discuter, boire quelque chose ou grignoter, ou même essayer le canapé.

Il se passe toujours quelque chose, on vous attend !

LES PAPOTIS DU VENDREDI

TOUTES LES SEMAINES DE 15h15 A 16h30 A L’ABRI

Rencontre avec nos « Aurigines »

 Ils étaient venus, ils étaient tous là, les curieux de connaissances !  Dimanche 14 décembre, premier rendez-vous devant le musée de l’Aurignacien, avec Alima, Nona, Eliza, Islam,  Ousman, Ali, Ali (bis) et Dinara.  Visite très pédadogique faite par Sindy Chelotti et visiteurs bien attentifs. Traducteurs à la hauteur : Nona d’abord, puis Ali dont la voix grave porte davantage.

Devant la statuette de l’homme lion, certains reconnaissent la reproduction géante du parc. A la fin de l’heure de visite, Sindy propose au groupe un surclassement : ce qui n’était pas prévu et qui va être le moment phare : comment faire du feu avec deux pierres. Auditoire extrêmement attentif ! Et le🔥surgit comme une espèce de miracle, applaudi par tous.

Avant de partir, nous jetons un coup d’oeil à l’exposition du peintre Moustafa Nachar, « Paysages d’Occitanie ». Eliza, souriante, nous apprend qu’elle a fait de la peinture dans une vie antérieure.

Pour clore le dimanche après l’abri préhistorique, nous voici tous à L’Abri d’Alter’Ego, rénové en mode dernier salon où l’on cause, avec café et thé proposés par Martine et Laura, en mode, elles, marché de Noël : elles ont eu quelques visiteurs dans l’après-midi. D’autres résidents se joignent au joyeux groupe, enfants et grands. Voilà qui fait plaisir ! 

Deuxième visite organisée le dimanche 21 décembre. Sont au rendez-vous la famille de Bakhit et Burul, Deen, sa soeur Rachida et son frère Youssouf, Yolanda, Ricardo et le petit Duan. Nous avons changé de guide : c’est Sandrine qui nous donnera les explications sur la façon dont vivaient nos très lointains ancêtres aurignacais et aurignaciens. Auditoire très attentif et curieux, posant beaucoup de questions. Burul et Aman traduisent pour les russophones et Julie fait de même pour les Colombiens. Sandrine, prise par un atelier avec des enfants (nous sommes en période de vacances), nous laisse ensuite déambuler à notre aise dans les salles.

La boutique attire aussi la curiosité et l’admiration : des anniversaires sont proches… Petite bavette avec la dame de l’Accueil, sur le supposé bénéfice des minéraux exposés. Nous nous séparons à 16h30, avec le souhait des visiteurs étrangers de faire une autre visite, dans un autre musée… à bon entendeur !

Nos sincères remerciements à l’équipe du musée de l’Aurignac pour son accueil, et au conseil départemental de la Haute-Garonne pour la convention partenariale qui facilite ces visites.

De retour sur les ondes

On ne présente plus Radio Coteaux, la station associative implantée à Saint-Blancard, sur les ondes de laquelle nous avons déjà eu l’occasion de parler de nous et surtout des autres, toujours dans un cadre très chaleureux animé par l’énergique Patrick Martinez.

Ce 3 décembre, l’idée était de faire connaître le travail que Sophia Marchesin et Marion Touboul ont réalisé avec Alter’Ego et le DITEP (Dispositif d’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) de Saint-Ignan sur la transmission des propriétés agricoles. Sur invitation de Sophia, soutenue par Julie, Nona, la plus à même de parler de cette expérience en l’absence de Burul, a pris le micro. 

Nous voici donc en face des micros de Radio Coteaux, en compagnie des invités du DITEP, des adolescents que Sophia a initiés au reportage radio, comme elle l’a fait pour le reportage doc/image auprès de la douzaine de résidents volontaires du PRAHDA de janvier à mars 2025 (Ricardo, Yolanda, Carlos, Sylvie, Massia, Amara, Bakhit, Burul, Milena et ses enfants ou encore Nona). 

Moment très chaleureux, avec des interviewers très professionnels et attentifs aux interviewés. Nona, hyperstressée parce qu’elle n’avait rien écrit, a répondu avec justesse à toutes les questions, soulignant le côté positif des rencontres et d’apprentissage d’une technique qui permet de conserver concrètement les souvenirs. Elle a avoué après coup que « tous les mots étaient partis »… Beaucoup sont bien restés, quand même, et c’était une expérience réussie !

Nous avons présenté l’association, selon les questions posées et Julie, qui accompagnait le groupe, en a profité pour faire un appel aux bénévoles pour le côté scolaire. Ce fut relativement court, mais Alter’Ego n’était pas seule : les responsables du DITEP ainsi que Loïc et Marius, les deux ados choisis parmi ceux qui ont fait ce travail de reportage, ont pris ensuite la parole. 

Pour entendre l’émission, il suffit d’un petit clic et d’un peu de temps, mais rassurez-vous, les pauses sont permises ! Les courts-métrages feront également l’objet d’une projection grand public et gratuite le mercredi 14 janvier à 19h00, au cinéma Le Donjon d’Aurignac… qu’on se le dise ;=)

A la fraiche au bord du lac de la Gimone

Neuf heures et demie ce jeudi 31 juillet à Aurignac : en voiture Simone ! Ou plutôt en autocar, destination : le lac de la Gimone, à Saint-Plancard. Aujourd’hui aussi, presque toutes les familles logées au PRAHDA , soit 49 personnes avec les accompagnateurs, ont répondu présentes pour cette journée en plein air et au bord de l’eau (dans l’eau aussi, oui).

Le ciel est nuageux et le soleil nous boude, ce qui n’empêche pas les enfants de se précipiter vers la baignade à peine arrivés, laissant les adultes installer le campement à l’ombre des arbres. Cris d’excitation et de plaisir : « L’eau est bonne ! » disent-ils, comme le disent tous les enfants, même quand elle ne dépasse pas 18°, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les adultes confirmant la douceur. De dévoués accompagnateurs les rejoignent dans leurs jeux et montrent à certains les rudiments de la natation. Puis ce sont les jeunes gens qui les rejoignent avec un contentement évident, et vont s’amuser au radeau-plongeoir amarré vers le fond de l’espace de baignade surveillée.

Au moment du repas, il est difficile de faire respecter l’heure de pause imposée par le surveillant de baignade ; dès qu’il réapparaît sur la plage, c’est la ruée ! Cette fois, les parents participent aussi et tout le monde se retrouve à l’eau, avec, enfin, la percée du soleil dans les nuages. N’oublions pas les pâtés de sable et les jeux de ballon… Une écrevisse égarée fait sensation et crée l’événement.

Seul bémol : le prix des jeux sur l’eau avec des structures gonflables que nous avions vantés, notamment auprès des enfants et que l’association ne peut financer. 

Cependant, ce fut une excellente journée, des gens heureux, peu de trajet en bus, surtout au regard des excursions estivales passées au bord de la Méditerranée : il faudra recommencer et cherchant d’autres endroits de baignade possibles dans la région.