Rencontre avec nos « Aurigines »

 Ils étaient venus, ils étaient tous là, les curieux de connaissances !  Dimanche 14 décembre, premier rendez-vous devant le musée de l’Aurignacien, avec Alima, Nona, Eliza, Islam,  Ousman, Ali, Ali (bis) et Dinara.  Visite très pédadogique faite par Sindy Chelotti et visiteurs bien attentifs. Traducteurs à la hauteur : Nona d’abord, puis Ali dont la voix grave porte davantage.

Devant la statuette de l’homme lion, certains reconnaissent la reproduction géante du parc. A la fin de l’heure de visite, Sindy propose au groupe un surclassement : ce qui n’était pas prévu et qui va être le moment phare : comment faire du feu avec deux pierres. Auditoire extrêmement attentif ! Et le🔥surgit comme une espèce de miracle, applaudi par tous.

Avant de partir, nous jetons un coup d’oeil à l’exposition du peintre Moustafa Nachar, « Paysages d’Occitanie ». Eliza, souriante, nous apprend qu’elle a fait de la peinture dans une vie antérieure.

Pour clore le dimanche après l’abri préhistorique, nous voici tous à L’Abri d’Alter’Ego, rénové en mode dernier salon où l’on cause, avec café et thé proposés par Martine et Laura, en mode, elles, marché de Noël : elles ont eu quelques visiteurs dans l’après-midi. D’autres résidents se joignent au joyeux groupe, enfants et grands. Voilà qui fait plaisir ! 

Deuxième visite organisée le dimanche 21 décembre. Sont au rendez-vous la famille de Bakhit et Burul, Deen, sa soeur Rachida et son frère Youssouf, Yolanda, Ricardo et le petit Duan. Nous avons changé de guide : c’est Sandrine qui nous donnera les explications sur la façon dont vivaient nos très lointains ancêtres aurignacais et aurignaciens. Auditoire très attentif et curieux, posant beaucoup de questions. Burul et Aman traduisent pour les russophones et Julie fait de même pour les Colombiens. Sandrine, prise par un atelier avec des enfants (nous sommes en période de vacances), nous laisse ensuite déambuler à notre aise dans les salles.

La boutique attire aussi la curiosité et l’admiration : des anniversaires sont proches… Petite bavette avec la dame de l’Accueil, sur le supposé bénéfice des minéraux exposés. Nous nous séparons à 16h30, avec le souhait des visiteurs étrangers de faire une autre visite, dans un autre musée… à bon entendeur !

Nos sincères remerciements à l’équipe du musée de l’Aurignac pour son accueil, et au conseil départemental de la Haute-Garonne pour la convention partenariale qui facilite ces visites.

Après l’effort, le réconfort

Cette année encore, le soutien scolaire se poursuit tous les mercredis après-midi, de 14h à 15h, pour tous les enfants qui ont besoin d’un coup de pouce dans leurs apprentissages ! Une dizaine d’enfants, résidant au PRAHDA, ou pas, s’y retrouvent chaque semaine. Côté bénévoles, l’équipe s’est agrandie en octobre avec l’arrivée de Sylvie et Habib, qui rejoignent Cécile, Lydie, Marie-Dominique, Philippe, Pierre et Yolande.

Une fois que tous les enfants sont arrivés, les groupes se répartissent entre l’Abri et La Cafetière. La séance se veut studieuse et ludique à la fois. Si les grands ont des devoirs tout à fait sérieux, les plus jeunes travaillent leur calcul mental à l’aide de jeux pédagogiques recommandés par les enseignants.

Bien évidemment, le moment le plus apprécié, par les enfants comme par les adultes, est sans aucun doute le goûter qui suit la séance de travail. Un goûter agrémenté, cet hiver, de bons chocolats chauds offerts par les visiteurs de La Cafetière, grâce au dispositif solidaire du « chocolat suspendu ».

Cela ne vous évoque rien ? Originaire de Naples, le « café suspendu » est une tradition par laquelle une personne paie un café supplémentaire pour une personne dans le besoin. Cela permet aux plus démunis de venir réclamer une boisson chaude sans avoir besoin de se justifier. En France, la démarche a, ici et là, été élargie aux « baguettes suspendues » et force est de constater que cela fonctionne très bien pour les chocolats chauds aussi ! Le geste incarne des valeurs d’altruisme et de solidarité communes à nos deux associations aurignacaises.

De retour sur les ondes

On ne présente plus Radio Coteaux, la station associative implantée à Saint-Blancard, sur les ondes de laquelle nous avons déjà eu l’occasion de parler de nous et surtout des autres, toujours dans un cadre très chaleureux animé par l’énergique Patrick Martinez.

Ce 3 décembre, l’idée était de faire connaître le travail que Sophia Marchesin et Marion Touboul ont réalisé avec Alter’Ego et le DITEP (Dispositif d’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) de Saint-Ignan sur la transmission des propriétés agricoles. Sur invitation de Sophia, soutenue par Julie, Nona, la plus à même de parler de cette expérience en l’absence de Burul, a pris le micro. 

Nous voici donc en face des micros de Radio Coteaux, en compagnie des invités du DITEP, des adolescents que Sophia a initiés au reportage radio, comme elle l’a fait pour le reportage doc/image auprès de la douzaine de résidents volontaires du PRAHDA de janvier à mars 2025 (Ricardo, Yolanda, Carlos, Sylvie, Massia, Amara, Bakhit, Burul, Milena et ses enfants ou encore Nona). 

Moment très chaleureux, avec des interviewers très professionnels et attentifs aux interviewés. Nona, hyperstressée parce qu’elle n’avait rien écrit, a répondu avec justesse à toutes les questions, soulignant le côté positif des rencontres et d’apprentissage d’une technique qui permet de conserver concrètement les souvenirs. Elle a avoué après coup que « tous les mots étaient partis »… Beaucoup sont bien restés, quand même, et c’était une expérience réussie !

Nous avons présenté l’association, selon les questions posées et Julie, qui accompagnait le groupe, en a profité pour faire un appel aux bénévoles pour le côté scolaire. Ce fut relativement court, mais Alter’Ego n’était pas seule : les responsables du DITEP ainsi que Loïc et Marius, les deux ados choisis parmi ceux qui ont fait ce travail de reportage, ont pris ensuite la parole. 

Pour entendre l’émission, il suffit d’un petit clic et d’un peu de temps, mais rassurez-vous, les pauses sont permises ! Les courts-métrages feront également l’objet d’une projection grand public et gratuite le mercredi 14 janvier à 19h00, au cinéma Le Donjon d’Aurignac… qu’on se le dise ;=)

Des courges aux Jardins : une fête réussie, sous le soleil !

Quelle belle journée en ce 12 octobre à Aurignac pour fêter les courges et les jardins.
Ce samedi, sur le marché d’Aurignac, Alter’Ego a décidé d’offrir une soupe de courges faite avec les légumes cultivés dans les jardins partagés par les jardiniers du PRAHDA. Une idée qui a germé suite à une rencontre avec l’association « Partageons les Jardins » et le dispositif « les courges solidaires » qui accompagne cette première initiative.

Sur le stand monté tout au bout du marché, trônant entre exposition de courges et de livres sur le sujet, un gros chaudron de soupe fumante attend le badaud curieux qui ne tarde pas à s’avancer accompagné par un soleil radieux qui pointe déjà son nez.
Mais il est à peine 10 heures, alors… discuter avec les bénévoles d’Alter’Ego, d’accord, mais prendre un verre de soupe ? Il ne faut pas pousser et encore moins le mélanger avec le café tout juste avalé ! On verra ça plus tard…

Au-delà de l’opération « Dégustation », c’est une belle occasion pour Alter’Ego de rappeler son positionnement : une association ouverte à tous les habitants et son rôle d’accompagnement auprès des demandeurs d’asile du PRAHDA.
Alter’Ego, c’est tout d’abord un lieu d’accueil pour tous avec son local l’Abri et sa Donnerie au centre du village, face à la Cafetière.
Autre aide indispensable : apprendre la langue grâce aux cours collectifs de français prolongés par des appuis individualisés et des ateliers de conversation, le tout dispensés par un groupe de bénévoles très engagés. La tâche est immense. Les enfants ne sont pas oubliés avec le soutien scolaire proposé le mercredi après-midi et le samedi matin. Un temps studieux mais aussi ludique ! Leur grande adaptabilité ravit les équipes. Sont également proposés de l’aide aux transports et bien d’autres ateliers et évènements tout au long de l’année pour favoriser les échanges interculturels et une intégration tout en douceur.

Mais aujourd’hui, ce sont les jardins partagés qui sont à l’honneur, un espace confié par la mairie à Alter’Ego et travaillé par les résidents du PRAHDA. Chaque année, 4 à 5 familles se portent volontaires pour cultiver leur petit lopin de terre avec l’aide de bénévoles d’Alter’Ego. L’occasion de produire quelques légumes frais, de découvrir et apprendre à cuisiner des variétés non cultivées dans leur pays et de partager des recettes et un moment de convivialité.
Ce matin, Burul et Yolanda, les jardinières résidentes sont d’ailleurs là pour aider à servir et faire part de leur expérience. Midi approchant, les appétits se réveillent et la soupe rencontre tout naturellement le succès escompté. Finalement, tout disparaîtra jusqu’au dernier verre !

L’après-midi, la fête se poursuit par une visite commentée des jardins, du moyen-âge à nos jours. Burul se lance dans la présentation en français du fonctionnement des jardins, timidement accompagnée par Yolanda. Moins à l’aise, les hommes se font discrets ! Puis Magalie, chargée de développement Patrimoine et Culture à la Mairie, prend le relais pour guider les promeneurs à travers les jardins aménagés d’Aurignac jusqu’à la cour du château. Une petite montée en haut du Donjon pour les plus courageux et il est temps de se quitter en levant le verre de l’amitié, à la santé des jardiniers et à la diversité des courges. Décidément, une bien belle journée sous le soleil !