Des courges aux Jardins : une fête réussie, sous le soleil !

Quelle belle journée en ce 12 octobre à Aurignac pour fêter les courges et les jardins.
Ce samedi, sur le marché d’Aurignac, Alter’Ego a décidé d’offrir une soupe de courges faite avec les légumes cultivés dans les jardins partagés par les jardiniers du PRAHDA. Une idée qui a germé suite à une rencontre avec l’association « Partageons les Jardins » et le dispositif « les courges solidaires » qui accompagne cette première initiative.

Sur le stand monté tout au bout du marché, trônant entre exposition de courges et de livres sur le sujet, un gros chaudron de soupe fumante attend le badaud curieux qui ne tarde pas à s’avancer accompagné par un soleil radieux qui pointe déjà son nez.
Mais il est à peine 10 heures, alors… discuter avec les bénévoles d’Alter’Ego, d’accord, mais prendre un verre de soupe ? Il ne faut pas pousser et encore moins le mélanger avec le café tout juste avalé ! On verra ça plus tard…

Au-delà de l’opération « Dégustation », c’est une belle occasion pour Alter’Ego de rappeler son positionnement : une association ouverte à tous les habitants et son rôle d’accompagnement auprès des demandeurs d’asile du PRAHDA.
Alter’Ego, c’est tout d’abord un lieu d’accueil pour tous avec son local l’Abri et sa Donnerie au centre du village, face à la Cafetière.
Autre aide indispensable : apprendre la langue grâce aux cours collectifs de français prolongés par des appuis individualisés et des ateliers de conversation, le tout dispensés par un groupe de bénévoles très engagés. La tâche est immense. Les enfants ne sont pas oubliés avec le soutien scolaire proposé le mercredi après-midi et le samedi matin. Un temps studieux mais aussi ludique ! Leur grande adaptabilité ravit les équipes. Sont également proposés de l’aide aux transports et bien d’autres ateliers et évènements tout au long de l’année pour favoriser les échanges interculturels et une intégration tout en douceur.

Mais aujourd’hui, ce sont les jardins partagés qui sont à l’honneur, un espace confié par la mairie à Alter’Ego et travaillé par les résidents du PRAHDA. Chaque année, 4 à 5 familles se portent volontaires pour cultiver leur petit lopin de terre avec l’aide de bénévoles d’Alter’Ego. L’occasion de produire quelques légumes frais, de découvrir et apprendre à cuisiner des variétés non cultivées dans leur pays et de partager des recettes et un moment de convivialité.
Ce matin, Burul et Yolanda, les jardinières résidentes sont d’ailleurs là pour aider à servir et faire part de leur expérience. Midi approchant, les appétits se réveillent et la soupe rencontre tout naturellement le succès escompté. Finalement, tout disparaîtra jusqu’au dernier verre !

L’après-midi, la fête se poursuit par une visite commentée des jardins, du moyen-âge à nos jours. Burul se lance dans la présentation en français du fonctionnement des jardins, timidement accompagnée par Yolanda. Moins à l’aise, les hommes se font discrets ! Puis Magalie, chargée de développement Patrimoine et Culture à la Mairie, prend le relais pour guider les promeneurs à travers les jardins aménagés d’Aurignac jusqu’à la cour du château. Une petite montée en haut du Donjon pour les plus courageux et il est temps de se quitter en levant le verre de l’amitié, à la santé des jardiniers et à la diversité des courges. Décidément, une bien belle journée sous le soleil !

A la fraiche au bord du lac de la Gimone

Neuf heures et demie ce jeudi 31 juillet à Aurignac : en voiture Simone ! Ou plutôt en autocar, destination : le lac de la Gimone, à Saint-Plancard. Aujourd’hui aussi, presque toutes les familles logées au PRAHDA , soit 49 personnes avec les accompagnateurs, ont répondu présentes pour cette journée en plein air et au bord de l’eau (dans l’eau aussi, oui).

Le ciel est nuageux et le soleil nous boude, ce qui n’empêche pas les enfants de se précipiter vers la baignade à peine arrivés, laissant les adultes installer le campement à l’ombre des arbres. Cris d’excitation et de plaisir : « L’eau est bonne ! » disent-ils, comme le disent tous les enfants, même quand elle ne dépasse pas 18°, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les adultes confirmant la douceur. De dévoués accompagnateurs les rejoignent dans leurs jeux et montrent à certains les rudiments de la natation. Puis ce sont les jeunes gens qui les rejoignent avec un contentement évident, et vont s’amuser au radeau-plongeoir amarré vers le fond de l’espace de baignade surveillée.

Au moment du repas, il est difficile de faire respecter l’heure de pause imposée par le surveillant de baignade ; dès qu’il réapparaît sur la plage, c’est la ruée ! Cette fois, les parents participent aussi et tout le monde se retrouve à l’eau, avec, enfin, la percée du soleil dans les nuages. N’oublions pas les pâtés de sable et les jeux de ballon… Une écrevisse égarée fait sensation et crée l’événement.

Seul bémol : le prix des jeux sur l’eau avec des structures gonflables que nous avions vantés, notamment auprès des enfants et que l’association ne peut financer. 

Cependant, ce fut une excellente journée, des gens heureux, peu de trajet en bus, surtout au regard des excursions estivales passées au bord de la Méditerranée : il faudra recommencer et cherchant d’autres endroits de baignade possibles dans la région.

Déjeuner dans l’herbe

Dimanche 6 juillet,  une petite caravane de voitures quitte Aurignac, pleines de gens prêts à profiter de cette journée pique-nique partagé à Latoue.

Presque toutes les familles du PRAHDA sont là. Le temps est très agréable, même si le ciel est gris :  un peu d’inquiétude mais il ne pleuvra pas, et après la chaleur de ces derniers jours, on respire, sous les arbres et à côté de l’étang.

On se pose sur l’herbe et les tables se remplissent de plats et de boissons bien alléchants. On fait connaissance aussi entre participants.

Après le repas, une petite sieste s’impose pour beaucoup, sauf pour la douzaine de jeunes gens pleins d’enthousiasme qui disputent des parties de basket sur le city-park sans interruption.

Puis une partie de jeu de quilles finlandaises (mölky) rassemble tout le monde, soit comme joueur, soit comme supporters.

Nous rejoignons Aurignac vers 16h. Un bon moment général de détente et de joie.

Un Kaktus sans piquants

Tout s’est fait très vite.

C’est en janvier qu’Aïcha, directrice artistique de la compagnie Kaktus, prend contact successivement avec l’équipe d’Adoma, Alter’Ego (nous, donc :=)) et la mairie d’Aurignac. En perspective, la mise en scène d’un texte du dramaturge Mustapha Kharmoudi L’humanité tout ça tout ça, récit qui raconte l’exil, la migration et le passage d’une frontière clandestinement par une fille et sa mère qui fuient un pays en guerre. A court terme, pour y travailler, le projet d’une semaine de résidence « en territoire », c’est à dire au plus près des habitants.

Un mois plus tard, grâce à l’enthousiasme et la réactivité des différentes personnes rencontrées, et un peu aussi l’alignement des étoiles, tout est fin prêt. Aïcha, Maïté et Luc rejoignent Aurignac pour commencer leur travail de création.

En complément du travail personnel réalisé par chacun des artistes présents, des ateliers musicaux ont été proposés aux familles du PRAHDA en matinée, du mercredi au vendredi. La musique étant un formidable vecteur de partage et de transmission, c’est presque naturellement que les participants se sont essayés aux instruments prêtés et ont donné de la voix, donnant vie à des mélanges aussi jolis qu’inattendus !

Venues de tous les continents, les familles du PRAHDA sont les premières concernées par les thèmes de l’exil et de la migration. Mais elles ne sont pas les seules. C’est pour cela qu’Aïcha et sa troupe projettent de revenir à Aurignac pour poursuivre la rencontre de ses habitants, jeunes et moins jeunes. Une rencontre avec l’équipe enseignante de l’école élémentaire est déjà planifiée.

Le projet de mise en scène pourrait se concrétiser en 2024-2025, toujours en lien étroit avec les familles migrantes, donc comptez sur nous pour vous donner des nouvelles au fil de l’eau !

Pour en savoir plus sur la compagnie : https://www.compagniekaktus.com/