Une seule (T)erre

Que d’émotionS ce 14 janvier, à l’issue de la projection de « Rester Paysan ». L’espace Saint-Michel d’Aurignac a fait plus que salle comble. Si, si, c’est possible, c’est quand la salle est déjà pleine, mais que les spectateurs continuent d’affluer. De fait, beaucoup de personnes ont dû rebrousser chemin avec la promesse d’une possible seconde projection très bientôt.

L’hiver dernier (on vous parle de tout début 2025), les journalistes Sophia Marchesin et Marion Touboul, membres du Collectif Champ Libre, ont réalisé une résidence de journalisme dans le coin, financée par la DRAC Occitanie et la MSA Midi-Pyrénées Sud. Elles ont formé des résidents du PRAHDA aux techniques de tournage et, ensemble, ils et elles sont parti(e)s filmer quatre agriculteurs.rices en pleine réflexion sur la transmission de leur patrimoine, de leur savoir-faire et parfois de leur maison. Un projet poursuivant un double objectif : sensibiliser sur l’avenir de l’agriculture et oeuvrer à l’insertion des familles du PRAHDA dans le village.

Alter’Ego s’est joyeusement joint à l’aventure. D’abord, en assurant le transport des journalistes en herbe sur les différents lieux de tournage et cela, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil ! Ensuite, les cours de français de Ghislaine et Julie ont été un espace tout trouvé pour préparer, avec leurs élèves, les interviews des agricultrices et agriculteurs qui avaient accepté de témoigner de leur parcours, de partager un bout de leur histoire.

C’est donc avec beaucoup de joie et, disons-le, de fierté, que nous avons assisté à la projection publique des 4 mini-reportages réalisés. Surtout, joie de voir la fierté sur le visage de Carlos, Nona, Burul, Yolanda et Ricardo, venus témoigner de cette expérience et parler de la place de l’agriculture dans leur pays d’origine, en écho aux propres paroles des agriculteurs.rices commingeois présent(e)s.

Une soirée et plus largement un projet profondément humains, mettant en valeur la richesse de la Rencontre avec un grand R. Bref, un projet comme on les aime, auquel nous sommes heureux d’avoir pu apporter notre modeste pierre.

Les reportages sont en ligne, courez-y : https://www.youtube.com/channel/UCKElt-IFIyV4akU43Wu84Tg

L’année est finie, vive la nouvelle !

Le 25 décembre était passé depuis presque dix jours, petits et grands l’attendaient donc avec impatience, mais le gros bonhomme rouge n’a pas oublié Alter’Ego, non, non ! Il a simplement pris son temps pour bien emballer les cadeaux et s’est accordé une petite pause après sa grosse tournée de fin d’année. C’est qu’il n’est plus tout jeune, le bonhomme…

Malgré l’attente, c’est sans rancune, les yeux brillants et le sourire aux lèvres que les enfants l’ont accueilli ce 3 janvier. Tiens, tiens, mais on le connait déjà, ce père Noël… mais oui, c’est de nouveau Carlos qui s’est plié au jeu. Sacré Carlos ! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il endosse l’habit avec bonhomie.

Carlos, euh pardon le Père Noël, a appelé les enfants un par un pour leur remettre le cadeau qui avait été préparé pour eux. Il fallait voir la joie, et pour certains aussi, la timidité qui s’emparait des plus jeunes à l’appel de leur prénom. Il faut dire qu’il impressionne, ce Père Noël vêtu de rouge, avec sa grosse voix. Bon, cela serait mentir que de dire que certains ne lorgnaient pas sur le cadeau du copain ou de la copine d’à-côté (et oui, un jeu de mini basket, ça donne tout de même plus envie qu’un puzzle à 10 ans ;=)), mais qu’importe, la déception fut de courte durée et vite effacée par les chocolats et les galettes du goûter.

Cette année, nous remercions particulièrement l’Office de tourisme intercommunal d’Aurignac, qui a mené, en décembre, une collecte de « boîtes de Noël solidaires » dont le bénéfice est en partie revenu à Alter’Ego. Grâce à ces dons, par le biais d’un tirage au sort improvisé, chaque maman a reçu un cadeau surprise bien apprécié : qui un foulard, un parfum, un bijou, une poterie… des douceurs qui font du bien aussi bien au corps qu’à la tête.

Le goûter passé, toute la bande s’est retrouvée pour une soirée festive autour d’une auberge espagnole. Comme chaque année, le « parquet » de la salle communale s’est avéré un défouloir efficace pour se dépenser, se vider la tête et terminer la période de vacances scolaires dans la bonne humeur et le partage. Au son de musiques venues d’Afrique, d’Europe de l’Est et d’Amérique latine, petits et grands ont dansé et ri pendant deux bonnes heures et ça, même le Père Noël l’a dit : ça fait chaud au cœur !

Mon beau sapin, roi des forêts

Dimanche 21 décembre, tandis que les uns découvraient le musée de l’Aurignacien, d’autres familles du PRAHDA, dont une dizaine d’enfants, partaient à la découverte de la forêt de Fabas et des enjeux de sa conservation.

Après une petite balade pour identifier les principales essences d’arbres (sapins, chênes, bouleaux, charmes….), c’est le moment d’une pause douillette pour le temps du conte, avant un bon goûter – boissons chaudes, gaufres et cakes – en bordure de forêt.

Un grand merci à l’association Collectif de la Forêt des sources du Touch pour ce bel après-midi ainsi qu’ à Yolande et Pierre qui ont assuré le covoiturage, sans oublier Annie qui nous en a donné l’idée !

Rencontre avec nos « Aurigines »

 Ils étaient venus, ils étaient tous là, les curieux de connaissances !  Dimanche 14 décembre, premier rendez-vous devant le musée de l’Aurignacien, avec Alima, Nona, Eliza, Islam,  Ousman, Ali, Ali (bis) et Dinara.  Visite très pédadogique faite par Sindy Chelotti et visiteurs bien attentifs. Traducteurs à la hauteur : Nona d’abord, puis Ali dont la voix grave porte davantage.

Devant la statuette de l’homme lion, certains reconnaissent la reproduction géante du parc. A la fin de l’heure de visite, Sindy propose au groupe un surclassement : ce qui n’était pas prévu et qui va être le moment phare : comment faire du feu avec deux pierres. Auditoire extrêmement attentif ! Et le🔥surgit comme une espèce de miracle, applaudi par tous.

Avant de partir, nous jetons un coup d’oeil à l’exposition du peintre Moustafa Nachar, « Paysages d’Occitanie ». Eliza, souriante, nous apprend qu’elle a fait de la peinture dans une vie antérieure.

Pour clore le dimanche après l’abri préhistorique, nous voici tous à L’Abri d’Alter’Ego, rénové en mode dernier salon où l’on cause, avec café et thé proposés par Martine et Laura, en mode, elles, marché de Noël : elles ont eu quelques visiteurs dans l’après-midi. D’autres résidents se joignent au joyeux groupe, enfants et grands. Voilà qui fait plaisir ! 

Deuxième visite organisée le dimanche 21 décembre. Sont au rendez-vous la famille de Bakhit et Burul, Deen, sa soeur Rachida et son frère Youssouf, Yolanda, Ricardo et le petit Duan. Nous avons changé de guide : c’est Sandrine qui nous donnera les explications sur la façon dont vivaient nos très lointains ancêtres aurignacais et aurignaciens. Auditoire très attentif et curieux, posant beaucoup de questions. Burul et Aman traduisent pour les russophones et Julie fait de même pour les Colombiens. Sandrine, prise par un atelier avec des enfants (nous sommes en période de vacances), nous laisse ensuite déambuler à notre aise dans les salles.

La boutique attire aussi la curiosité et l’admiration : des anniversaires sont proches… Petite bavette avec la dame de l’Accueil, sur le supposé bénéfice des minéraux exposés. Nous nous séparons à 16h30, avec le souhait des visiteurs étrangers de faire une autre visite, dans un autre musée… à bon entendeur !

Nos sincères remerciements à l’équipe du musée de l’Aurignac pour son accueil, et au conseil départemental de la Haute-Garonne pour la convention partenariale qui facilite ces visites.