De retour sur les ondes

On ne présente plus Radio Coteaux, la station associative implantée à Saint-Blancard, sur les ondes de laquelle nous avons déjà eu l’occasion de parler de nous et surtout des autres, toujours dans un cadre très chaleureux animé par l’énergique Patrick Martinez.

Ce 3 décembre, l’idée était de faire connaître le travail que Sophia Marchesin et Marion Touboul ont réalisé avec Alter’Ego et le DITEP (Dispositif d’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique) de Saint-Ignan sur la transmission des propriétés agricoles. Sur invitation de Sophia, soutenue par Julie, Nona, la plus à même de parler de cette expérience en l’absence de Burul, a pris le micro. 

Nous voici donc en face des micros de Radio Coteaux, en compagnie des invités du DITEP, des adolescents que Sophia a initiés au reportage radio, comme elle l’a fait pour le reportage doc/image auprès de la douzaine de résidents volontaires du PRAHDA de janvier à mars 2025 (Ricardo, Yolanda, Carlos, Sylvie, Massia, Amara, Bakhit, Burul, Milena et ses enfants ou encore Nona). 

Moment très chaleureux, avec des interviewers très professionnels et attentifs aux interviewés. Nona, hyperstressée parce qu’elle n’avait rien écrit, a répondu avec justesse à toutes les questions, soulignant le côté positif des rencontres et d’apprentissage d’une technique qui permet de conserver concrètement les souvenirs. Elle a avoué après coup que « tous les mots étaient partis »… Beaucoup sont bien restés, quand même, et c’était une expérience réussie !

Nous avons présenté l’association, selon les questions posées et Julie, qui accompagnait le groupe, en a profité pour faire un appel aux bénévoles pour le côté scolaire. Ce fut relativement court, mais Alter’Ego n’était pas seule : les responsables du DITEP ainsi que Loïc et Marius, les deux ados choisis parmi ceux qui ont fait ce travail de reportage, ont pris ensuite la parole. 

Pour entendre l’émission, il suffit d’un petit clic et d’un peu de temps, mais rassurez-vous, les pauses sont permises ! Les courts-métrages feront également l’objet d’une projection grand public et gratuite le mercredi 14 janvier à 19h00, au cinéma Le Donjon d’Aurignac… qu’on se le dise ;=)

A la fraiche au bord du lac de la Gimone

Neuf heures et demie ce jeudi 31 juillet à Aurignac : en voiture Simone ! Ou plutôt en autocar, destination : le lac de la Gimone, à Saint-Plancard. Aujourd’hui aussi, presque toutes les familles logées au PRAHDA , soit 49 personnes avec les accompagnateurs, ont répondu présentes pour cette journée en plein air et au bord de l’eau (dans l’eau aussi, oui).

Le ciel est nuageux et le soleil nous boude, ce qui n’empêche pas les enfants de se précipiter vers la baignade à peine arrivés, laissant les adultes installer le campement à l’ombre des arbres. Cris d’excitation et de plaisir : « L’eau est bonne ! » disent-ils, comme le disent tous les enfants, même quand elle ne dépasse pas 18°, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, les adultes confirmant la douceur. De dévoués accompagnateurs les rejoignent dans leurs jeux et montrent à certains les rudiments de la natation. Puis ce sont les jeunes gens qui les rejoignent avec un contentement évident, et vont s’amuser au radeau-plongeoir amarré vers le fond de l’espace de baignade surveillée.

Au moment du repas, il est difficile de faire respecter l’heure de pause imposée par le surveillant de baignade ; dès qu’il réapparaît sur la plage, c’est la ruée ! Cette fois, les parents participent aussi et tout le monde se retrouve à l’eau, avec, enfin, la percée du soleil dans les nuages. N’oublions pas les pâtés de sable et les jeux de ballon… Une écrevisse égarée fait sensation et crée l’événement.

Seul bémol : le prix des jeux sur l’eau avec des structures gonflables que nous avions vantés, notamment auprès des enfants et que l’association ne peut financer. 

Cependant, ce fut une excellente journée, des gens heureux, peu de trajet en bus, surtout au regard des excursions estivales passées au bord de la Méditerranée : il faudra recommencer et cherchant d’autres endroits de baignade possibles dans la région.

Déjeuner dans l’herbe

Dimanche 6 juillet,  une petite caravane de voitures quitte Aurignac, pleines de gens prêts à profiter de cette journée pique-nique partagé à Latoue.

Presque toutes les familles du PRAHDA sont là. Le temps est très agréable, même si le ciel est gris :  un peu d’inquiétude mais il ne pleuvra pas, et après la chaleur de ces derniers jours, on respire, sous les arbres et à côté de l’étang.

On se pose sur l’herbe et les tables se remplissent de plats et de boissons bien alléchants. On fait connaissance aussi entre participants.

Après le repas, une petite sieste s’impose pour beaucoup, sauf pour la douzaine de jeunes gens pleins d’enthousiasme qui disputent des parties de basket sur le city-park sans interruption.

Puis une partie de jeu de quilles finlandaises (mölky) rassemble tout le monde, soit comme joueur, soit comme supporters.

Nous rejoignons Aurignac vers 16h. Un bon moment général de détente et de joie.

Un Kaktus sans piquants

Tout s’est fait très vite.

C’est en janvier qu’Aïcha, directrice artistique de la compagnie Kaktus, prend contact successivement avec l’équipe d’Adoma, Alter’Ego (nous, donc :=)) et la mairie d’Aurignac. En perspective, la mise en scène d’un texte du dramaturge Mustapha Kharmoudi L’humanité tout ça tout ça, récit qui raconte l’exil, la migration et le passage d’une frontière clandestinement par une fille et sa mère qui fuient un pays en guerre. A court terme, pour y travailler, le projet d’une semaine de résidence « en territoire », c’est à dire au plus près des habitants.

Un mois plus tard, grâce à l’enthousiasme et la réactivité des différentes personnes rencontrées, et un peu aussi l’alignement des étoiles, tout est fin prêt. Aïcha, Maïté et Luc rejoignent Aurignac pour commencer leur travail de création.

En complément du travail personnel réalisé par chacun des artistes présents, des ateliers musicaux ont été proposés aux familles du PRAHDA en matinée, du mercredi au vendredi. La musique étant un formidable vecteur de partage et de transmission, c’est presque naturellement que les participants se sont essayés aux instruments prêtés et ont donné de la voix, donnant vie à des mélanges aussi jolis qu’inattendus !

Venues de tous les continents, les familles du PRAHDA sont les premières concernées par les thèmes de l’exil et de la migration. Mais elles ne sont pas les seules. C’est pour cela qu’Aïcha et sa troupe projettent de revenir à Aurignac pour poursuivre la rencontre de ses habitants, jeunes et moins jeunes. Une rencontre avec l’équipe enseignante de l’école élémentaire est déjà planifiée.

Le projet de mise en scène pourrait se concrétiser en 2024-2025, toujours en lien étroit avec les familles migrantes, donc comptez sur nous pour vous donner des nouvelles au fil de l’eau !

Pour en savoir plus sur la compagnie : https://www.compagniekaktus.com/